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Gamins nous grimpions aux
arbres, et quand nous ramenions un oisillon à élever à la maison, bien sûr
c'était les autres qui étaient monter à l'arbre, pas nous, nous
n'aurions pas pris ce risque inconsidéré. De même, il arrivait que le
rouge des cerises sur nos lèvres nous trahissait.
Tout jeunes déjà nous fabriquions des skis avec des lanières de cuir.
Au paravent elles avaient servis à lié les vaches au joue pour les
travaux à la ferme. C'est elles qui nous servaient pour tenir les bottes sur la planche.
Le Pony, petit tracteur arrivé en 1955 sur la ferme avaient remisé
tout ce matériel de l'ancien temps. Qui nous avait appris à faire
ainsi des skis ? : personne,
seule notre imagination nous guidait. Et tant de chose ainsi, si nous
n'étions pas inventifs, nous étions dé-œuvré. Alors l'imagination
à elle seule nous prenait beaucoup de temps.
Au jour d'aujourd'hui, pour beaucoup de gens, l'inventif, le comment
peut on y arriver devient insurmontable. C'est décidé, la solution
c'est une formation. Formation que je forme, formation que je déforme
et encore formation. Qualification dans un monde où les gens sont de
moins en moins qualifiés malgré les formations permanentes.
Dans la cour de récréation, monter à la corde était une
activité sans risques apparents. Il fallait quand même descendre
sans se brûler les mains. Cela aura été notre premier entraînement
à la grimpe de loisir.
Avec un peu de matériel cela devient sportif et distrayant, le cadre
des forêts est toujours un instant de calme et de sérénité
paisible. |
Grimper pour transpirer, grimper
pour admirer, grimper à l'arbre . . . nous savons faire en
sécurité. Faire
partie d'une entité nationale peut apporter au moins la sensations d'être
reliés à d'autres qui comme nous ont le même centre d'intérêts.
Grimper pour le travail, être en règle au regard de la législation
sur le travail en hauteur sera bien
suffisant pour grimper aux arbres pour le loisir. Pour antan
nombreux sont les professionnels qui ne respectent pas la
législation sur le travail en élévation, et dans ce cas la sécurité
n'est pas assurée (notamment le secours en cas de malaise)
L'apprentissage de la grimpe aux
cordes a du se faire en quelques heures. Des nids de frelons impunis
narguaient leur voisinage. Pas très alèse mais rassuré, le premier à
été attaqué et tombé à 28 mètres de haut. Bon début.
Que certains n'aient pas compris que le savoir est universel, qu'il
n'est pas réservé à ceux qui savent, et que sans eux, il sera
possible d'acquérir le savoir. Verrouiller un sujet est nous semble t il, hors de temps.
Serai ce la fin d'un privilège qui échappe à quelques nantis qui les rend avares en commentaires ? vraisemblablement.
Nous ne les avons pas attendu pour monter cueillir les nids de pies ou de
corbeaux et plus récemment ceux des frelons à pattes jaunes. |
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